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Greenpeace
au chevet du Golfe du Mexique et à l’assaut des projets fous des
pétroliers |
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Paris,
le 13 août 2010 –Voilà une semaine que la fuite provoquant la
marée noire dans le golfe du Mexique a officiellement
été stoppée. Mais les conséquences réelles
de la catastrophe restent encore en grande partie inconnues. L’absence
totale de réaction des pétroliers, des politiques face à
l’évidence des risques que nous font courir les pétroles
non conventionnels et le « tout pétrole » est scandaleuse.
C’est pourquoi Greenpeace mobilise deux de ses trois navires. Pendant trois mois, l’Arctic Sunrise va servir de
base aux recherches de scientifiques américains sur les impacts de la
marée noire et des dispersants chimiques sur la vie marine et
sous-marine du golfe. Parallèlement, l’Esperanza a quitté
Londres hier pour une destination encore inconnue, bien décidé
à aller dénoncer les pires projets de forages très
profonds. L’Arctic
Sunrise : connaître le vrai coût environnemental de cette
marée noire L’Arctic Sunrise est parti de St. Petersburg en
Floride avant-hier pour sillonner l’archipel des Keys et le parc
national des îles Dry Tortugas. Il approchera ensuite de la funeste
plateforme Deepwater Horizon avant la fin du mois, examinant l’état
du plancton, du corail, etc. A titre d’exemple, des chercheurs de
l’Université de Nova Southeastern en Floride, de
l’Université de Tulane en Louisiane seront à bord pour
étudier par exemple les éponges en tant que bio-indicateurs :
elles filtrent de grandes quantités d’eau et sont donc
très utiles pour constater l’impact toxique du pétrole et
des dispersants. Ils étudieront aussi le plancton dans les environs de
la plateforme Deepwater Horizon afin d’évaluer les impacts sur
les larves de crabe bleu, de thon rouge, de daurade et d’autres
espèces. Ils seront rejoints dès le mois de septembre par
d’autres équipes de scientifiques. Une
marée noire au bilan déjà catastrophique et encore
provisoire Les dernières estimations (779 millions de litres
déversés le long de L’Esperanza
: contre les forages très profonds, pour une nouvelle politique
énergétique Les compagnies pétrolières ont une vision de
très court terme, cherchant toujours à forer plus loin, plus
cher, plus risqué, alors que l’évolution vers les
énergies vertes est inévitable. Selon le Potsdam Institute for
Climate Impact Research, pour limiter la hausse des températures sous
la barre des L’Esperanza a quitté Londres et se dirige
vers une destination… inconnue… Il est possible de suivre sa
trajectoire sur http://www.greenpeace.org.uk/files/gobeyondoil/index.html Les demandes de Greenpeace : - Sortir des projets pétroliers à hauts
risques : off-shore profond, sables bitumineux, forage sous
l’Arctique… et sortir progressivement des fossiles d’ici
à 2050. - Réduire la demande en pétrole, notamment
dans le secteur des transports. - Développer les énergies renouvelables et
les économies d’énergies. Contacts Karine Gavand, Campagne Climat, Sylvain Trottier, 06 30 23 52 78 |