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Législation
sur le C02 des voitures : échec de l’Europe en matière de
lutte de protection du climat |
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Paris,
le 18 novembre 2008 – Greenpeace dénonce l’accord conclu entre représentants des États
membres de l’Union européenne, du Parlement européen et de la Commission, sur
la future réglementation européenne visant à obliger les constructeurs
automobiles à réduire les émissions de CO2 de leurs voitures
neuves. « Avec un
tel compromis, les constructeurs automobiles vont être autorisés à émettre
plus encore qu’ils ne le font aujourd’hui ! dénonce Anne Valette, en
charge de la campagne Climat de Greenpeace France. À l’heure de la crise du secteur automobile, tout le monde s’accorde
à dire que l’avenir de cette industrie en Europe réside dans des voitures
moins polluantes, les États offrent des milliards aux constructeurs et… l’Union
européenne adopte une législation au rabais ! Voilà un signal
extrêmement grave envoyé par l’Europe au monde, au lendemain de l’ouverture
de la Conférence des Nations unies sur le climat de Poznan. » 130 g
au lieu de 120 g, et en 2015 au lieu 2012… Ce compromis prévoit d'étaler sur la période 2012-2015
l'effort demandé aux constructeurs pour ramener la moyenne des émissions de
CO2 des voitures à 130 grammes par kilomètre (g/km) pour
l'ensemble des véhicules vendus sur le territoire européen en 2015, au lieu
des 120 g en 2012 visés au départ par la Commission européenne. Dans la dernière ligne droite des négociations, les
États membres de l’UE ont surtout défendu les intérêts de court terme de
leurs industries nationales plutôt que s’unir pour relever le défi
climatique. Selon un calcul effectué par Greenpeace,
si toutes les dérogations réclamées par les uns et les autres sont retenues, la future
réglementation risque d’autoriser jusqu’à 164,5 g de CO2/km
d’ici à 2012. C’est davantage que la moyenne européenne actuelle (chiffre
2007 : 158 g). « Gouvernements
et entreprises ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et défendent leurs intérêts nationaux de
court terme plutôt que s’unir pour relever le défi des changements
climatiques, déclare Anne Valette. Pourtant, les mesures en faveur de
l’environnement constituent aussi des réponses à la crise économique et
permettraient entre autre de réduire considérablement la facture énergétique
des États et des ménages. » Objectif
à 2020 : comment y croire ? Si le texte final retient l’objectif
de 95 g de CO2/km pour 2020, rien ne garantit qu’il sera
respecté. « À défaut d’avoir sapé
l’objectif à 2012, l’Union européenne aurait pu sauver l’objectif de long
terme, reprend Anne Valette. Non
seulement le compromis ne rend pas cet objectif contraignant, mais, via la
mise en place d’une clause de révision, il ouvre la possibilité que cet
objectif soit réévalué à la baisse. » Ce
que demande Greenpeace Il reste une chance à Nicolas Sarkozy, qui s’est
engagé à faire de la lutte contre le dérèglement du climat la priorité de sa
présidence de l’UE, de tenir sa parole. L’accord a minima conclu hier doit encore
obtenir l’aval des ministres de l’Environnement les 4 et 5 décembre,
puis du Parlement européen le 17 décembre. D’ici là, Nicolas Sarkozy doit défendre une
réglementation qui limite la moyenne des émissions à 120 g de CO2/km
d’ici à 2012 pour l’ensemble de la flotte et fixe dès aujourd’hui un objectif
de 80 g/km à l’horizon 2020, en excluant toute révision à la baisse de
ce chiffre. |
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Contacts : Adélaïde
Colin, communication : 06 84 25 08 25 Anne
Valette, campagne Climat : 06 73 89 48 91 |