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La seule bonne nouvelle de ce G 8, c’est
que c’est le dernier de George W. Bush |
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Paris, le 7 juillet – Alors
que les pays du G 8 viennent de publier une déclaration sur les
changements climatiques, Greenpeace déplore qu’encore une fois les principaux
pollueurs de la planète envoient un signal déplorable au reste de la
communauté internationale. « Au premier abord, on pourrait croire que cette
déclaration constitue un pas en avant, mais à y regarder de plus près, il
n’en est rien. La déclaration commune des pays du G 8 réunis à Toyako,
au Japon, est tout simplement affligeante, et l’objectif à long terme avancé
par les pays du G 8 est vide de sens »,
déplore Karine Gavand, responsable de la campagne Climat à Greenpeace France.
Le 8 juillet,
les dirigeants des huit pays les plus industrialisés ont déclaré qu’ils
s’engageaient pour que les émissions mondiales de gaz à effet de serre soient
réduites de moitié d'ici à 2050. Cette déclaration est volontairement floue
et totalement inadéquate avec le défi climatique : - elle ne
contient pas d’année de référence, élément fondamental pour juger d’une
quelconque ambition ; - elle évoque
un engagement global, mais aucun engagement précis et concret concernant les
seuls pays du G 8, qui, sans aucune légitimité, s’expriment au nom de la
communauté internationale ; - enfin, elle
omet tout objectif de moyen terme, à l’horizon 2020, qui prouverait une
véritable volonté d’agir. « La seule bonne nouvelle de ce G 8, c’est que
c’est le dernier de Bush, reprend Karine Gavand. Chaque année, les pays du G 8
signataires de Kyoto continuent de faire le jeu de l’administration
américaine, qui fait tout pour torpiller les négociations internationales.
Rien n’oblige les autres membres du G 8, dont la France, qui vient de prendre
la présidence de l’UE, à accepter un accord aussi déplorable, qui envoie un
signal épouvantable au reste du monde. » Pour
Greenpeace, les discussions sur le climat qui ont eu lieu durant la réunion
du G 8 à Toyako constituent une perte de temps, tout comme celles qui
vont commencer le 9 juillet lors de la réunion des « Major economies
meeting » (MEM). Ce processus parallèle lancé par les États-Unis et
regroupant le G 8 et les cinq grands émergeants (Afrique du Sud, Chine,
Inde, Brésil et Mexique), ainsi que l'Australie, l'Indonésie et la Corée du
sud. « Les Nations unies sont la seule et unique enceinte
légitime pour lutter contre les changements climatiques,
conclut Karine Gavand. Le G 8 ou
les réunions des MEM nous font perdre du temps, alors qu’il ne nous reste que
100 mois pour inverser la courbe de nos émissions de gaz à effet de serre. Le
monde a besoin que les huit pays les plus riches, qui n’hébergent que
13 % de la population mondiale et rejettent 40 % des gaz à effet de
serre, montrent l’exemple dans la lutte contre le dérèglement du climat et
s’engagent unilatéralement sur des objectifs précis, contraignants et de
moyen terme de réduction de leurs propres émissions. » |
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Contacts : Adélaïde Colin,
Communication : 06 84 25 08 25 Karine Gavand, campagne
Climat : 06 77 04 61 90 |