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Financement des infrastructures de transports :

« Face à un manque qui s’élève encore à plus de 2,1 Milliard d’euros, la taxe poids lourds ne suffira pas ! »

 

Paris, le 29 septembre 2011 -  Le think tank spécialiste des transports et de la mobilité (TDIE) annonce qu’il manquera à l’Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France plus de 2 milliards d’euros pour financer les grands projets d’infrastructures neuves et de régénération, entre 2010 et 2014. Et ce malgré les premières recettes de la taxe poids lourds mi-2013 (1,320 milliard en 2013 et 2014). Pour TDIE, l’enjeu est de proposer des pistes de financements enfin innovants, effort que le futur SNIT doit amorcer.

Alors que les projets financés ou co-financés par l’Etat en faveur des infrastructures de transports s’élèvent à près de 14 milliards d’euros entre 2010 et 2014, les recettes de l’AFITF, chargée de les financer, culmineraient, en l’état actuel des choses, à 11,9 milliards. Un manque à gagner de plus de 2 milliards, y compris quand l’on tient compte des nouvelles ressources apportées par la taxe poids lourds (880 millions d’euros en année pleine à partir de 2014, la moitié en 2013).

Or, l’Agence devra financer de nombreux projets importants dont les programmes de modernisation des itinéraires routiers, les contrats de plan Etat-Régions, sans compter les LGV Est et Rhin-Rhône, le canal Seine-Nord-Europe…

Pour TDIE, « nous n’avons collectivement que trop attendu pour ouvrir le chantier du financement des infrastructures nouvelles et de la régénération des réseaux existants ». « Pourtant des propositions intéressantes existent : celles du rapport Gressier, qui propose la valorisation par anticipation des concessions immobilières, rapport injustement négligé par l’Etat ; le recours à l’épargne des ménages ou de certains Etats vertueux (et disposant de fonds souverains disponibles), l’affectation des dividendes des participations de l’Etat dans les entreprises du monde des transports, des formes innovantes de partenariat public-privé… ». 

Parmi les pistes qu’il incite le gouvernement à regarder de plus près, TDIE défend l’extension du régime des concessions aux routes express nationales ou départementales, voire aux infrastructures non routières à rénover ou à développer, comme l’axe ferroviaire fret Besançon-Lyon.

L’association TDIE salue la volonté de l’AFITF et de son Président de faire des propositions à l’Etat. Et elle demande au Gouvernement de réunir avant la fin de l’année un Grenelle du financement des infrastructures et des réseaux, avec l’ensemble des acteurs concernés pour apporter notamment des réponses au besoin de financement de l’Agence et du Schéma National des Infrastructures de Transport.

 

Contact presse : Evelyn LEROUX pour TDIE 01.40.07.98.27 – evelyn.leroux@comfluence.fr